Terre d'ébène - XVIII. Faits divers

Modifié par Lucieniobey

Déjeuner à Houndé, dans la Maison de France, halte au milieu de la brousse. C’est calme. Là, voici deux mois, l’homme blanc et la femme blanche, hôtes de ce lieu solitaire, se sont tués pour se tuer. Ni jalousie, ni perte de l’honneur, ni souffrance à apaiser, aucun mobile. Seulement l’appel de la plus amère des terres. Obéissant tous deux à la voix que l’Afrique, de temps en temps, prend pour enjôler le blanc, la femme s’est couchée dans le seul but de se faire tuer, l’homme a tué et puis s’est tué. Le boy dit qu’au matin il a trouvé commandant et madame commandant beaucoup, beaucoup malades. Ils étaient morts depuis six heures. L’hyène avait beaucoup parlé cette nuit-là !

Dîner à Banfora. Ici, en cette résidence, le drame ne date plus que de trois semaines. Le commandant dormait sous sa moustiquaire. Il était une heure du matin. Le poignard d’un nègre traversa d’un seul coup la moustiquaire et la poitrine du commandant.

Vengeance d’un chef qui délégua son estafier. Un noir est en prison, mais est-ce le bon ?

Les palmes de la palmeraie se balancent doucement.

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